Romelu Lukaku cultive ses différences

Nouvel attaquant belge de Manchester United, Romelu Lukaku cultive ses différences. Pas le meilleur technicien de surface, mais l’un des athlètes les plus imposants de la Premier league. Avec lui, ça déménage.

 

En anglais, et en terme rugbystique, ils disent « wing ». On pourrait aussi affirmer, même loin d’un KFC et sans glousser, que c’est un beau poulet. Romelu Lukaku, c’est un peu un physique de trois-quarts aile de rugby dans les surfaces de réparation. Les plus mauvaises langues oseront peut-être dire qu’il serait bien inspiré de changer de sport, qu’il a les chaussures trop carrées, à moins que ce ne soient les pieds. C’est injuste. Le Belge est un redoutable déménageur. Il connaît ses qualités, il joue et s’appuie dessus. Il sait, ses entraîneurs le savent. C’est par son physique qu’il en impose. Mais il bosse. Beaucoup. Il a la bonne attitude, ne renonce jamais. Souvent raillé pour son manque de réalisme, il est un peu le « Cavani » de la Premier League au niveau des remises de prix du lundi, dans la presse comme les conversations de trottoirs. C’est vrai qu’il en rate. C’est vrai qu’il vendange, même, parfois. Mais l’ancien d’Anderlecht (41 buts en 98 matches chez les Mauves quand même) n’est pas non plus à la pointe de l’attaque de City, du Barça ou du Real.

Chez les Toffees d’Everton, les occasions, il se les crée le plus souvent tout seul. Et assez pour avoir terminé la saison 2015 meilleur buteur de la Ligue Europa… Ses crochets courts sont proches des cadrages débordement, il n’est pas, comment dire, le roi des espaces réduits, mais c’est un buffle, et c’est encore aux défenseurs qui le croisent qu’il faut surtout demander leur avis. À Laurent Koscielny par exemple. « Oui, il fait partie de ces attaquants que je préfère le moins affronter. Un peu comme Olivier Giroud, il est physique, il joue beaucoup avec son corps, et c’est très usant. Par ce qu’on n’a pas droit à la moindre erreur, et qu’à force de lutter, on peut perdre le fil. Face à lui, c’est assez irrespirable à chaque fois. » À Arsenal, il n’y a pas que le grand Laurent qui soit convaincu des qualités du bonhomme. « On le surveillait déjà lorsqu’il évoluait en Belgique, explique Arsène Wenger, mais il a choisi d’aller à Chelsea. Depuis, c’est un garçon qui s’améliore d’année en année. Sa finition est meilleure, sa technique est meilleure, il a de meilleures statistiques. » Romelu Lukaku avait aussi rejoint les Blues, à l’époque, pour approcher son étoile : un certain Didier Drogba. « Oui, je le regardais. Il est mon modèle. Plus il vieillissait, plus il devenait fort. Lui, il était à son meilleur niveau à 32 ans. Je me demandais comment. Mais quand tu commences à le cotoyer et à travailler à ses côtés, tu vois la manière avec laquelle il se prépare. » Le modèle à suivre. Didier Drogba, un autre beau poulet, aussi mais tellement réaliste.

Romelu Lukaku et sa sélection en bonne voie pour la Coupe du Monde 2018

Leader du groupe H des éliminatoires de la Coupe du Monde 2018, les Diables Rouges de Romelu Lukaku comptent 4 points d’avance sur la Grèce au soir du 9 juin 2017 après leur victoire en Estonie. Le prochain match au calendrier de la Coupe du Monde 2018 oppposera les Belges à Gibraltar le 31 Août 2017. Une rencontre largement abordable qui devrait en toute logique rapportait 3 points supplémentaire aux coéquipiers de Romelu Lukaku.

Les 25 buts de Romelu Lukaku sur la saison 2016-2017

A propos de l'auteur Magali Nis

Magalie Nis, spécialisée dans le web-marketing, a édité de nombreux articles de sport, de mode féminine et masculine depuis 2012. Elle travaille également dans le milieu du Luxe depuis plus de 15 ans et gère dans le même temps la publicité du site Euro2foot.

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